Fout de balle !!

Publié le par Muse Hique

Cet article s'impose. Absolument. C'est une nécessité impérative qui me presse depuis le début de ce mois, depuis le 8 juin précisément. L'Euro 2012.

Mesdames et messieurs, voici pour vous, tout de suite et maintenant, en intensive occupation de vos esprits et en première place devant chacunes de vos priorités, l'immense et passionnant championnat de football européen. Ah ! Si vous saviez. Moi qui trouvait les français, enfin, les lyonnais, bien préoccupés par ce sport, je me trompais plus que je ne pouvais même l'imaginer.

Le foot ici est plus qu'une religion. Dieu palit de jalousie depuis son nuage. Les hommes ne l'ont jamais autant adoré qu'ils adorent leurs équipes de foot. Et à Berlin, des temples du foot ont fleuris à chaque coin de rue. Toutes les discussions ne portent que sur le foot. Concerts et fêtes sont décalés, réorganisés en fonction des matchs de foot. Et attention, jeudi soir, c'est la demi-finale. Bien sûr, l'Allemagne est qualifiée, alors la vie s'arrête, chacun suspend son souffle, et tous se rassemblent devant l'autel carré pour communier dans l'enthousiasme de chaque but remporté par le nouveau prophète du peuple soudain uni à une même cause.

Du pain et des jeux, des cacahuètes et du foot.

Si seulement le jeu s'arrêtait au jeu. Mais les jeux et la politique ne sont pas dissociables. Quand chaque citoyen a disparut de la rue, remplacé par les saints pêcheurs du grand et petit écran. Les représentants de ces pauvres esprits à nourir se doivent bien sûr de prendre une place de premier ordre et de soutenir du haut de leurs appaludissements les victoires et défaites des représentants nationaux, qui ont délaissé le costume et la cravate pour le short et le ballon.

Alors oui, je me suis dit, quelle belle religion que cette chose qui réussit à unir autant de monde de partout. Une religion internationale qui transcenderait les différences culturelles et catharciserait les différents de la mondialisation. Vendredi soir, je me suis donc rendue à une de ces multiples célébrations organisées un peu partout dans la ville, ou le vin est remplacé par la bière et l'ostie par les chips. Le prêtre devant son micro, intermédiaire devenu inutile, tant la communion entre le dieu football et ses apôtres est totale, anonnait quelques commentaires inintéressants n'éclairant en rien à mes yeux profanes ce qui se passait sur le terrain. Mais ce que j'ai vu ne m'a pas réjouis. Comment une religion peut-elle présenter autant de mauvaise foi, de triche et de mauvaise volonté ? Ma foi, les dieux de la mythologie greque dont je me régale ne sont pas bien plus moraux ...

Mais voilà, ce jour là, les égyptiens et le peuple d'Israël disputaient le liberté. "Ah les grecs, la grandeur de leur culture se constitue aujourd'hui de ruines antiques, leur économie est tombée bien bas, et maintenant, ils n'ont même plus le foot pour se réconsoler. Que leur reste-t-il ?" Ah ! Qu'il est bon d'être charitable et empathique. Ah la belle compassion de cette religion nouvelle.

Alors voilà, je me proclame désormais ni athée ni agnostique. Ce dieu existe et je l'ai vu, mais je ne le suivrais pas !

 

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