Ostern
Pâques. Dans une France laïque depuis quelques cinquantaines d'années, la Pâques a perdu de son importance. On pourrait même dire, que des fêtes catholiques, c'est Noël qui est de loin le plus fêter populairement en France. En Allemagne, ce n'est pas la même chose. Autant on m'avait souhaité un bon Noël et un bon "rutsch" dans la nouvelle année à la boulangerie, autant la boulangère à renouvellé ses voeux bienveillants pour mon weekend de Pâques. De quoi laisser pantoie !
Mis à part le côté religieux et la fréquence à laquelle c'est fêté, il y a une autre chose qui change. Le côté non religieux justement. Les enfants vont aussi chercher les oeufs et lapins en chocolat le dimanche de Pâques, mais ils sont apportés non par une cloche, mais par un lapin. Le lapin de Pâques. J'ai d'ailleurs vu un film exposant la théorie très intéressante que les lapins de Pâques n'étaient bien sûr pas des lapins comme les autres, mais seulement ceux habitants sur l'île de Pâques. Vous savez, celle pas loin des Amériques.
Voilà, c'est pas compliqué. Les lapins entrent par le nez des statues dans leurs sous-terrains. Bon, je vous passe les autres détails, si ça vous intéresse, regardez le film.
Sinon, il existe deux autres traditions en Allemagne. La première est celle de gober des oeufs et de les peindre pour décorer la maison. Dans l'Allemagne de l'ouest, des branches de cerisiers sont découpées, mises dans un pot de fleur sur la table à manger (ou ailleurs) et portent ces oeufs. Dans l'Allemagne de l'est, les oeufs sont accrochés sur un arbustre dehors (comme sur la photo). La deuxième tradition est celle de s'offrir des agneaux de Pâques. Ce sont des gâteaux (dont la recette diffère d'une personne à l'autre)(j'en ai goûté un polonais et un de la région de Dresden si je ne m'abuse, et ils n'avaient pas le même goût)(mais à peu près la même allure, saupoudrés de sucre glace qui avait plus ou moins bien résisté au voyage !) en forme d'agneau. C'est plutôt bon. En Pologne pourtant, il semblerait que les agneaux ne doivent pas être mangés, mais qu'il est plutôt d'usage de les garder en décoration jusqu'à la fin des fêtes.